Parmi les 76 espèces évaluées, 17 sont menacées de disparition : 7 amphibiens, 8 reptiles terrestres et 2 tortues marines. Les tendances des populations sont majoritairement en baisse : c’est le cas de 70 % des amphibiens et de 63 % des reptiles, y compris chez certaines espèces classées en « Préoccupation mineure ».
Malgré les mesures de protection en vigueur depuis plusieurs décennies, l’état de conservation de nombreux reptiles et amphibiens continue de se détériorer. Par rapport à l’évaluation de 2015, aucune amélioration réelle n’a été constatée, tandis que 8 % des espèces ont connu un changement véritable de catégorie, exprimant une dégradation de l’état de leurs populations.
Pour les reptiles terrestres et les amphibiens, la principale menace identifiée est la dégradation, la destruction et la fragmentation des habitats, dont les zones humides en premier lieu, notamment à cause de l’urbanisation, du développement des infrastructures de transport ou encore de l’intensification des pratiques agricoles. Les changements climatiques, notamment l’augmentation des sécheresses, les espèces exotiques envahissantes, les maladies émergentes et les collisions routières font partie des autres pressions majeures pesant sur ces espèces.
En mer, les tortues marines sont quant à elles principalement touchées par le risque d’enchevêtrement dans les filets de pêche, l’ingestion de déchets et les collisions avec les bateaux. À terre, la pollution lumineuse peut désorienter les femelles venant pondre sur les plages ou les tortillons rejoignant la mer, tandis que les pontes peuvent être détruites par les engins de nettoyage de la laisse de mer.
PatriNat a contribué à cette actualisation :
En partageant les données d’observation d’espèces de l’INPN, qui ont été utilisées pour les évaluations ;
En appuyant la mise en cohérence taxonomique de la liste des espèces évaluées avec le référentiel national TaxRef ;
En pilotant les pré-évaluations ;
En co-animant les ateliers d’évaluation ;
En contribuant aux diverses publications ;
Et en diffusant les résultats sur le site de l’INPN.
Ce travail a été réalisé par la Société herpétologique de France (SHF), le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’Office français de la biodiversité (OFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).
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