Écosystèmes côtiers parmi les plus productifs mais encore trop peu pris en compte dans les politiques de conservation, les forêts marines de grandes algues brunes font l’objet de deux nouvelles synthèses scientifiques, mondiale et européenne. PatriNat y a contribué en tant que représentant français, aux côtés de ses travaux sur les forêts de laminaires en France.

Les forêts marines de grandes algues brunes sont des écosystèmes côtiers à la fois très étendus et très productifs. Cependant, elles sont sous-représentées dans les politiques de conservation mondiales, alors même que leur déclin est observé. Pour remédier à cette situation et sensibiliser les instances politiques, la communauté scientifique a récemment publié deux articles de synthèse sur la conservation et la restauration de ces forêts marines dans le monde et en Europe.

PatriNat a contribué à ces deux publications de synthèse en tant que représentant français, grâce à son expertise reconnue sur les forêts marines et à sa connaissance approfondie des politiques publiques.

La synthèse mondiale, document de référence, présente un inventaire des mesures de conservation mises en œuvre dans 35 régions. Les régions qui enregistrent les progrès les plus significatifs ne se contentent pas de générer des connaissances scientifiques ; elles intègrent également les forêts marines dans les politiques publiques, sensibilisent et mobilisent le public, harmonisent les mesures incitatives et ouvrent la voie à leur mise en œuvre.

L’étude européenne s’inscrit dans un contexte réglementaire spécifique, celui du Règlement sur la restauration de la nature, qui place pour la première fois les forêts marines au cœur des politiques publiques. Elle présente une série de mesures prioritaires d’acquisition de connaissances pour atteindre les objectifs de ce règlement, parmi lesquelles la nécessité d’harmoniser les protocoles et les méthodes de surveillance de l’état écologique à l’échelle transfrontalière.

En outre, PatriNat joue un rôle actif dans l’avancement des connaissances scientifiques sur les forêts de laminaires en France, comme en atteste la récente publication du projet LAMINET (coordonné par l’INRAE et la Station Biologique de Roscoff), intitulée « L’ADNe pour décrypter la structure trophique des forêts de laminaires ». L’un des premiers résultats innovants de cette étude démontre le rôle clé des poissons labridés dans la structuration du réseau trophique des forêts de laminaires, en assurant le transfert d’énergie entre les compartiments benthiques et pélagiques.

Pour en savoir plus :

 

Les étapes de traitement des échantillons digestifs - LAMINET © Quéméré et al. (2026)

 

Carte de la répartition géographique des participants © Eger et al. (2026)

 

Cartes des distributions actuelles et historiques des espèces de kelp © Piñeiro-Corbeira et al. (2026)

 

 

Publié le : 23/09/2026 16:40 - Mis à jour le : 23/09/2026 18:20